Culture
"L'orphelinat": quand Peter Pan nous épouvante...
Précision sur l’équipe du film :
Premier film de Juan Antonio Bayano qui nous vient de l’école de cinéma de Barcelone,
Premier scénario de Sergio G. Sanchez,
Première direction de la photo de Oscar Faura.
Qui a bien pu faire confiance à cette bande de jeunes, fans du genre qui fait peur ?
C’est Guillermo Del Toro (réalisateur du magnifique Labyrinthe de Pan) qui signe en tant que producteur cette première réalisation au cinéma. Une réussite, le film est auréolé d’une quantité de prix : 14 nominations aux Goyas 2008 (équivalents des Césars espagnols) : 7 prix dont le Meilleur Scénario. L'Orphelinat a également remporté le Grand Prix au festival fantastique de Gérardmer. Et côté public, le film est le plus grand succès du box-office ibérique !
Il était donc clair que je me devais de le voir pour y croire ! En plus, je suis une fan inconditionnelle du ‘parrain’ de cette aventure : Guillermo Del Toro.
Il faut tout de même que je vous precise que mes premiers films étaient -à côté des classiques comme La vie est un long fleuve tranquille et la Boum- Alien, Poltergeist, la Chose,….je vous passe donc mes nuits hantées de cauchemars. Merci Papa et Maman ! Du coup, avec tous ces films, j’ai vite attrapé le syndrôme de Wendy. Vous vous souvenez ?! Celle qui voulait protéger tout le monde et élever des petits orphelins en manque d’Amour. Et puis en grandissant, j’ai eu le syndrôme de Peter Pan ! Celui de vouloir fuir ses responsabilités et d’être libre !
Celle qui incarne à merveille ces archétypes, c’est Laura (Belén Rueda). Petite, elle a passé son enfance dans un orphelinat, entourée d’autres enfants qu’elle considérait comme ses frères et sœurs. Adulte, elle revient sur les lieux de son enfance avec son mari, Carlos et son fils de sept ans, Simon, avec l’intention de restaurer l’orphelinat abandonné et d’en faire un foyer pour enfants handicapés…
Mais Simon est de plus en plus étrange et passe son temps avec ses ‘amis imaginaires’ jusqu’au jour où il disparaît… Laura devra « jouer » avec ‘eux’ et retourner en enfance… Vous l’aurez compris. On est en plein dans le film d’épouvante !
Manoir-orphelinat à l’écart du monde, escaliers, portes, couloirs, bruits, portes, peur du noir, cris, sursauts…Panique…Atroce révélation finale…Grandiose! Juan Antonio Bayano ne cherche pas à révolutionner le genre. Il ne joue pas la carte de la modernité. Il revisite avec audace et sensibilité les grands thèmes classiques du fantastique !
Au fait, êtes vous plutôt Wendy ou Peter Pan ?

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Les commentaires Posté le 18/03/2008 à 18:03:36 par cateblanchett
mmmh, c'est pas bayano, c'est Bayona, comme indiqué sur l'affiche d'ailleurs! ;) moi, je me le réserve en dvd, parce que je me connais: je resterais toute la séance avec les yeux cachés derrière mes mains!
Je préfère organiser une séance entre copains ou avec chéri et chocolat chaud pour dé-dramatiser.
Hello laspicerousse! Merci pour la rectif'.. Y'en a au moins une qui suit! Je te conseille tout de même de le voir au ciné. La photographie est magnifique et le son est très important pour ce genre de film! Et pour le chocolat chaud.. ça risque de mal tourner!















je fooooooonce!!!!