Mode
Histoire et décryptage de la mode et du costume : le baise-en-ville
Cette semaine, la fée des mots se penche sur le cas du « baise-en-ville », et elle est bien embêtée la fée, parce que l’explication ne va pas chercher bien loin et lui semble un tantinet misogyne…
Alors premièrement, vous remarquerez que « baise-en-ville » est ce que l’on appelle un « mot-phrase »; procédé très peu répandu dans la langue française et qui consiste à coller ensemble tous les mots d’une phrase en y ajoutant quelques traits d’union ici et là (curieuse idée). À savoir aussi que ces « mots-phrases » sont toujours invariables (ah bah oui hein, on en profite pour faire un point sur l’orthographe!).
Quelques exemples ; un « vol-au-vent », « un sot-l’y-laisse » (le petit truc succulent dans le poulet), un « tue-l’amour » (tiens ! on pourrait l’appliquer au baise-en-ville celui-là) ou encore mon préféré ; un « suivez-moi-jeune-homme » et comme je suis une fée sympa, je vous donne aussi la signification de cet étrange mot ; le « suivez-moi-jeune-homme » c’est le nom qu’on donne aux longs rubans de certains chapeaux de femme qui flottent sur la nuque, romanesque à souhait…suivez le guide…
Passée cette petite digression étymologique, revenons en à la signification du « baise-en-ville ». Ce mot apparaît dans les années 30 et s’applique tout d’abord à l’accessoirisation masculine, et désigne un minuscule sac ne pouvant contenir que le strict nécessaire pour une petite virée hors du champ matrimonial.
Souvenez vous les filles, dans les années 30, on est nous les femmes certes un peu garçonnes, mais loin de l’émancipation, donc nous ne trompons pas nos maris et n’avons pas besoin de ce petit sac adultérin…Pincez-moi je rêve !)
Le baise-en-ville est donc à traduire littéralement par : le petit sac de mon mec qui y met sa brosse à dents, son slip et ses chaussettes et qui se tire chez sa maîtresse (en ville), dort avec elle (la baise) avant de se carapater en vitesse et de rentrer à la maison…Un sac format 12 heures en somme… C’est fou ce que c’est glamour !
Mais bon, ne soyons pas mauvaises avec le sexe fort, depuis on a connu les seventies, la libération des mœurs et l’émancipation des femmes, le « baise-en-ville » n’a désormais plus de genre attitré, et surtout les filles, nous on a la pochette maintenant…Et toc !
Méfiez vous tout de même quand monsieur sort, s’il se pare d’une mini-sacoche et rentre très tard…C’est peut-être qu’y a un lézard et une poule en ville…
Je prend mon baise-en-ville,
J’me tire à Delta ville
Avec mon
Dispatch box…-extrait de Dispatch Box de Serge Gainsbourg-

Tous les articles Mode »
Les commentaires Posté le 27/03/2008 à 11:22:21 par laspicerousse
alors elle vient de Mauro Orietta-Carella, ex dermato qui s'est reconverti dans la maroquinerie et qui soigne aussi bien les peaux mortes que les peaux grasses visiblement. la pochette vaut 1035 euros et n'est pas remboursée par la sécu!
oui, mais elle donne bonne mine, c'est sûr! bon, c'est sûr qu'à 1000 balles, elle peut! en tous cas, très joli choix!
1000 euros-balles...
Cette pochette est effectivement ravissante (bien qu'un peu cher quand même), mais n'a rien d'un baise en ville pour moi qui est assimilé à la pochette de vieux barbus, style Robert Hue (un vrai tue-l'amour pour le coup).
je vais en apprendre des choses à mon pépé ce weekend (il a une pochette comme ça pour ses sorties exceptionnelles...)
bon entre le pépé d'éMA et Robert Hue, je pense qu'on peut laisser tomber le baise-en-ville!















euh... je suis tombée en amour avec cette petite pochette en photo, là, ici, il me la faut! tout de suite!! c'est quoiiiiiii?