Culture
Il y a longtemps que je t'aime
C’est l’histoire de Juliette (Kristin Scott Thomas) qui retrouve sa sœur, Léa (Elsa Zilberstein), après quinze années d’absence. Léa la recueille chez elle, à Nancy, auprès de son mari Luc et de leurs deux petites filles.
Un lourd secret plâne au dessus de Juliette.
Qu’a-t-elle fait pour mériter quinze ans de prison ? Pourquoi Léa n’est jamais venue lui rendre visite ?
Voici l’intrigue principale du film réalisé par Philippe Claudel.
Est elle assez solide pour nous tenir en haleine? Certainement pas. Claudel va plus loin et lève le voile sur d`autres choses que ce pénible mystère. Il ne s’agit pas seulement de complots de famille mais de rencontres au pluriel.
Celle de Juliette et sa sœur. Celle de Juliette et d’un flic paumé et cerné par la solitude (excellent Frédéric Pierrot). Celle de Juliette et … elle-même.
Cette femme attérit donc dans la famille de sa sœur : la typique famille bourgeoise de province. Léa et Luc sont des gens ‘bien pensant’ qui ont adopté des petites filles d’origine asiatique et qui ont beaucoup d’amis dont un réfugié irakien.
Il faut préciser que Léa et ses copains sont chercheurs au CNRS ou professeurs d’université. C’est autour d’un bon verre de vin et d’une virée à la campagne que se débattent les sujets de prédilection de cette génération bobo. Les livres y sont aussi présents que les dialogues ! (Ils attestent le profil du réalisateur : écrivain)
Juliette subit, par conséquent, cette recherche du bonheur bien établie qui n’est évidemment pas la sienne.
Si ces êtres l’écartent de sa quête (et de la nôtre), la question qui se pose est : Comment Philippe Claudel va l’amener à se réconcilier avec La VIE ?
C’est en effet les retrouvailles de ces deux femmes qui vont bouleverser nos sentiments et les leurs.
Léa a grandi en silence, sans sa sœur et s’est jetée tête baissée dans les livres pour comprendre…
Juliette fût comdamnée par la société et par sa famille et rejette, à sa sortie de prison, tout ce qui se trouve sur son passage. Pourtant, ces deux bouts de femmes vont apprendre à se connaître ou plutôt à se re-connaître après quinze longues années de silence.
Sans trop de fausses notes, le réalisateur maîtrise cette relation particulière qui, au fur et à mesure du récit/film, les ramène à la vie.
Finalement, le film aurait pu tourner autour de ces deux femmes car c’est ici que le cinéaste nous touche au plus profond de nous même.
Christine Scott Thomas et Elsa Zilberstein se mettent à nu avec pudeur et sobriété. On ne demande qu’à les revoir ailleurs !
Il y a longtemps que je t’aime.. Jamais je ne vous oublierai Mesdames !

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Les commentaires Posté le 27/03/2008 à 11:19:41 par laspicerousse
Moi je me suis réconciliée avec elsa. Franchement elle est très touchante dans ce film. Je pense que c'est un tournant dans sa carrière..
On m'a dit la même chose que toi spice rousse et figures toi que quand j'ai vu le film je m'attendais à pleurer toutes les larmes de mon corps et finalement c'est touchant mais pas si poignant que ça, j'ai déja beaucoup plus pleuré..en tout cas les deux actrices jouent très bien , mention spéciale à Kristin ST...















j'ai une amie qui m'a dit avoir pleuré comme jamais et avoir été profondément émue et touchée par ce film. ça m'a donné très envie d'y aller! pourtant, je ne suis pas une fan d'Elsa Z. que je ne trouve pas excellente par ailleurs, mais là, il parît qu'elle passe bien.