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J'arrive plus à mourir de Matthieu Hocquemiller : A voir absolument!!

Posté le 05/05/2008 | 2 commentaires Danse

 

Pour mettre en abyme la complexité de l’individu ainsi que son état actuel dans la société, le chorégraphe Matthieu Hocqemiller utilise certains ‘remèdes’ de la création contemporaine.
Il mêle la danse, le théâtre, la culture pop rock et la critique sociale. Cette dernière se fait à travers des vidéos* et des voix off  qui s’interrogent sur l’état contemporain.


Le chorégraphe se pose la question : Comment ce contexte s’inscrit dans nos corps, dans nos imaginaires, dans nos petites histoires ? Allons- nous rester le cul planté sur nos nombrils en attendant le désastre ?

C’est par cette définition du mot DESASTRE que le spectacle commence. Un jeune femme à moitié nue entre sur scène et souffle un texte dans un micro. Elle y susurre qu’elle ne veut pas être au top. Qu’elle ne veut pas accepter. Qu’elle ne veut pas être maligne.

A l’heure où l’Homme se bat pour être le meilleur, pour être le plus performant, son corps et son âme souffrent. Comme certaines communautés terriennes qui luttent contre la sécheresse en implorant la pluie à travers la danse, les trois interprètes de je n’arrive plus à mourir vont faire la fête.

Le parti-pris pour faire la fête, c’est le rock. Car 40 ans après mai 68, ce genre musical reste encore et toujours le miroir de notre société.
Sur scène, ils pètent un cable. Leurs corps intéragissent avec la musique et puisent leur énergie dans ce moment présent. 

Et comme le dit si bien Jean Anouilh « La fiction donne sa forme à la vie ».
A travers ces danseurs-comédiens, il essaie de donner une forme et peut être un sens aux chaos de nos émotions brutes menant si souvent au désastre. Leur danse est instinctive et laisse un espace libre pour les fantasmes et les peurs des spectateurs.

 

Dans cet espace scènique minimaliste, Matthieu Hocqemiller utilise, à la manière d’un artiste plasticien, plusieurs matières différentes. Les Corn Flakes qui jaillissent des bouches et qui représentent, à mon sens, la boulimie de la surconsommation. Les plumes arrachées des poufs roses qui marquent le côté destructeur de la jeunesse. Des matières liquides de couleur rose vomient par les interprètes.

Ces Corps qui scandent cette ‘narration’ n’ont rien de spectaculaire et tant mieux ! Ils viennent alimenter par ‘petits coups de pinceaux’ leurs états et dessinent une certaine  jeunesse qui désire vivre. Tout simplement.

 

j'arrive plus à mourir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 *Interviews de Miguel Bénasayag :psychanalyste, philosophe et de José Fortéa : syndicaliste libertaire, ancien combattant de la guerre d’Espagne.

 

Je n’arrive plus à mourir de Mathieu Hocquemiller
Cie A contre poil du sens
Durée :50 min
Interprètes : Evguénia Chtlechkova, Elise Legros et Cyril Viallon
Le 14 et 15 juin à Main d’oeuvres.
Mains d’Œuvres
1, rue Charles Garnier
93 400 Saint-Ouen
Tel : 01 40 11 25 25
http://www.mainsdoeuvres.org/

Publié par Béné


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Les commentaires

dans le genre, je vous conseille Sidi Larby Cherkaoui et ses spectacles comme origine ou myth
QQ les a vu??

Posté le 08/05/2008 à 23:18:39 par irina

favorited this one, brother

Posté le 09/05/2008 à 12:33:12 par StitoSottralf
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