Culture
Kate Moss en overdose
Miss Moss pour Saint Laurent, Longchamp et Chanel, Kate dans la vitrine de Topshop-London, la brindille en couv’de Dazed, ID, Vogue, Elle, Voici … : Ces dernières années, la Moss est plus caméléon que jamais et se consomme à toutes les sauces même à la sauce arty…. Va t on finir par ne plus pouvoir la voir en peinture – fut-elle signée par Lucian Freud? C’est la question que je me posais en voyant la « girl next door » me toiser du haut du rayon « littérature » d’un mégastore : à trente-quatre ans, Kate Moss a droit à sa biographie par Françoise Marie Santucci.

Kate enceinte par Lucian Freud
Si la journaliste promet de lever pour la première fois « le voile sur la reine du cool », n’en déplaise aux fanas de tabloïds avides de scoops, on n’apprendra pas grand chose sur la personnalité de la Moss. La quête de Kate rencontre un obstacle majeur en la personne de la star elle-même, qui offrant ses mille facettes aux flashs des photographes, protège jalousement de la lumière ce qu’elle est en réalité. Celle que Johnny Deep comparait à un chat est sans doute la seule à pouvoir retrouver son vrai visage dans l’obscurité qu’elle cultive. Quelques pistes creusées par la journaliste ne font que confirmer ce que l’on sait déjà. On retrouve la « party animal » inépuisable, organisatrice de fêtes d’enfer aussi somptueuses que décadentes, la midinette de quinze ans amoureuse passionnée surtout si c’est en vain, la mini Rastignac qui ne recule pas devant certaines bassesses pour évincer ses rivales –comme celle par exemple de planquer les chaussures d’une jeune mannequin pour la déstabiliser lors d’un défilé…-. On découvre quand même que Kate est humaine, une fille comme une autre manquant parfois de confiance en soi et qui aurait grand besoin de « s’accomplir en dehors du mannequinat »- c’est sa copine Sadie Frost qui le dit-
Sa collection pour Topshop lui a donné cette occasion de se réaliser, la possibilité de jouer à la styliste, de faire croire en un talent créateur. La miss s’est contentée de déballer ses placards oversize pour envoyer ses tenues préférées aux designers de topshop… L’image « Kate Moss » suffit largement : ses tenues font fureur, pourquoi s’embarrasser finalement avec une quelconque création?

L’image « Kate Moss » est d’ailleurs bien plus intéressante que Kate Moss elle-même en ce qu’elle est aussi opaque qu’un miroir. Un miroir en avance sur l’air du temps, dans lequel se reflètent depuis des années les courants qui font la mode, la musique et les arts. La biographie de Françoise Marie Santucci est extrêmement intéressante à cet égard. L’image « Kate Moss » y est décryptée avec finesse et acuité, comme un baromètre des tendances et des évolutions sociaux culturelles . Dès le départ, les clichés de la « Waif girl » sont annonciateurs d’une mini révolution : le début d’une nouvelle ère, celle du grunge négligé, de la jeunesse dite « scally » qui se balade en haillons et gobe des ecstasy, de la gloire nirvanesque , l’ère enfin de l’heroin chic qui a fait grand bruit… Tout au long de sa carrière, Kate Moss s’est employé à rendre son image encore plus dense, plus riche, plus subversive : Rock and roll Kate fréquente les enfants des Stones et des Beatles, sort avec les icônes rock nouvelles générations, pose pour des artistes, se fond dans le monde de l’art contemporain, et se fait pincer avec de la poudre blanche dans les nasaux….Finalement ce dernier coup d’éclat aurait pu être fait exprès, il ne serait pas mieux tombé : l’image de la star prenant d’un coup encore plus de relief. Plus l’image est opaque, puis elle a de puissance et moins on voit qui se cache derrière.
Les marques s’arrachent la marque « Kate Moss », mais pour combien de temps encore ? La biographie de Francoise Marie Santucci est-elle l’histoire d’une vie, ou la chronique d’une mort annoncée ? À trop se contenter d’une image, Kate Moss finit par être l’ombre d’elle-même, Juergen Teller disait d’elle en 2006 « Elle est horrible, on dirait que ça lui suffit de ressembler vaguement à Kate Moss ». Deux ans plus tard, la presse people et les sites de mode lui emboîtent le pas.
Les images subissent l’usure du temps comme les hommes : même au royaume des apparences, seules les réalisations laissent des traces. Kate a côtoyé le cinéma, sans jamais oser s’y lancer, n’a du rock que les boy friends et le look, préfère jouer à la poupée avec ses fringues plutôt que de faire du stylisme.
Au « You want me too say who I am ? » de la couv’ d’ID, je répondrai ceci : We’d better learn what you DO.
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Les commentaires Posté le 31/03/2008 à 16:24:36 par lili pucienne
Plus ça va plus elle me fait penser à Nico qui trainait avec les velvet.
Sauf que Nico ne faisait pas que trainer avec les velvet, elle chantait aussi; on ne s'en souvient pas que pour sa belle tête
sauf que peut-être que kate a une horrible voix. Son choix ou sa captation par des artistes me suffisent personnellement pour me convaincre qu'elle n'a pas d'égale. Je pense aussi qu'elle ne confie pas ses choix de carrières à d'autres donc ou tout du moins accorde lui le bénéfice du doute sur le choix de ses hommes ! Je l'aime moi ma Kate
t'enflammes pas trop KW...
pas très gentil mais bien vu
Star du fric et de la pourriture made in China. Je préfére de loin ma Coralie Thrin Ti, une fille intelligente, que d'autres trouvent bandante, pas moi c'est la famille. Elle au moins elle est réélle. quand elle tape de la coke, c'est pour de vrai. Pas juste pour les tabloïds.
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kate = sex drug and rock n' roll, elle l'incarne trop bien et de nos jours elle est bien la seule