Culture
Le salon du livre 2008... Les apparences sont trompeuses?
« les filles, ça parle que fringues, people ou kilos en trop », voilà ce qu’a osé asséner un jeune homme, plein de tact, de mon entourage à une tablée de donzelles, pas plus tard que la semaine dernière. Autant vous dire qu’après une telle sortie, le mâle minoritaire ne sera jamais ré invité à nos pauses déjeuners.
Faut bien reconnaître à sa décharge, que le repas auquel il avait eu le privilège d’assister fut aussi riche en débats intellectuels de haute volée qu’il fut pauvre en calories : Kate vs Scarlett, poudre mat vs fond de teint, salade vs soupe à l’oignon: Tant de sujets pointus et controversés avaient fini par avoir raison de notre homme.
Fin, de là à me faire traiter de dinde superficielle ! Je dis « halte ». Ce n’est pas parce qu’on a quinze blogs de filles dans ses favoris, qu’on dépense le tiers de son salaire dans la sape et qu’on achète « Voici » de temps à autre (pas plus d’une fois par semaine, notez bien), qu’on est forcément une greluche. (Si j’en crois le test 2008, d’ailleurs, je suis très « average » en matière de grelucherie)…
Une vision si réductrice et caricaturale de la femme est complètement has been, d’ailleurs moi j’ai plein de centre d’intérêt dans la vie. La preuve : ce WE, je ne suis pas allée chez l’esthéticienne, au cours de step ou dans les grands magasins, non j’ai total bouleversé mon planning rien que pour me rendre, tête haute et lunettes sur le nez, au salon du livre. Parce que voyez vous, pour moi, la culture c’est essentiel. Et toc !
Et, j’ai foncé droit au but : sans même une escale par le stand ou Pénélope dédicaçait sa vie fascinante : beaucoup trop « girly » pour moi…- ok, c’est surtout que je l’ai déjà depuis belle lurette sa signature- . Non, j’ai fait cap direct vers le must intellectuel du salon ; m’intéressant dans un premier temps aux médias …

… Et là je ne peux pas m’empêcher d’un coup de vous ramener un scoop digne des plus grands tabloïds : les frères Bogdanov ne sont pas des mutants! Ils plaisantent avec les badauds, tout comme des êtres humains, ils signent des dédicaces comme des écrivains, bref tout laisse à croire qu’ils sont faits de chair et de botox : des êtres normaux en somme… Une seule question me taraude : Jocelyne Wildenstein, serait-elle leur triplette de bistouri ?
Après observation minutieuse des deux frangins, j’ai fini par quitté le stand sans réponse, pour m’intéresser à la politique, dimanche électoral oblige…

…Là je précise, puisque nous sommes sur un blog de ménagères de moins de 50 ans, il ne s’agit pas sur la photo de Bruno-Masure-chroniqueur-à-vivement-dimanche! Mesdames, faut se mettre à jour en histoire de la Vème république ! Cet homme est Jean Louis Debré, membre du conseil constitutionnel, fils de Michel, copain de Jacques et tout jeune papa d’un roman policier… Pffffiou ça en fait des infos, et ça n’est pas fini. Passons au patrimoine culturel français éminemment représenté sur le salon …

Bon, là faîtes pas genre vous voyez pas du tout qui c’est…Même s’il n’arbore pas le sourire de l’idole– rapport au bout de sandwich coincé entre ses dents ?- et qu’il a délaissé la guitare pour le stylo. Le grand, l’unique Gérard Lenormand a fait se balader les gens heureux autour de son stand une bonne partie de l’après midi…
Quoi, mon compte-rendu reste très superficiel? Oui, il y avait aussi des auteurs sur le salon du livre... Seulement voilà qu’à peine, je commence à me pencher sur la question et que j’achète mon premier roman de l’après midi qu’on nous fait le coup de la bombe : faut évacuer les lieux dare-dare.

Je regarde la bombe que j’ai entres les mains, rageuse, Beigbeder aurait bien été le seul à qui j’aurais aimé demandé une dédicace aujourd’hui. Je ne suis pourtant pas une inconditionnelle de l’auteur. Son cynisme me déprime, son côté dandy « fashiste » m’exaspère, et le mépris qu’il affiche pour les moches du haut de ses galeries Lafayette me met les nerfs en boule. N’empêche, grâce à Beigbeder, d’une part je sais que y’a au moins un mec sur terre qu’est aussi obsédé par son brushing que moi.... d’autre part je prends conscience que ma frivolité est salvatrice : question de survie dans un monde ou les tops model sont au pouvoir.
« Faites l’essai, vous verrez que vous avez davantage envie de travailler avec des êtres jeunes et beaux, que vous vous sentez mieux avec des gens qui n’ont pas de poches sous les yeux (…)Les apparences ne sont pas seulement sauves, mais aux commandes ».
Pourquoi « les filles ça parle que fringues, people et kilos en trop » c’est sans doute qu’elles sont plus exposées à la dictature fashion et aux standards de beautés que la plupart des hommes… L’égalité des sexes a ça de bien que nos hommes seront bientôt soumis aux mêmes dures lois de l’apparence, c’est déjà le cas pour les jet setters qui ont, c'est bien connu, toujours une longueur d’avance.
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Les commentaires Posté le 18/03/2008 à 14:09:47 par solenne
j'ai quand même eu un doute en lisant le playboy avec Ludivine Sagnier ou il dévoile son torse à l'actrice pour prouver la conformité... de toutes façons que ce soit du toc ou non, c'est toujours question d'apparences.
y a pas d'endroit pour se cultiver! les bouclettes teintes des jumeaux de l'espace-temps, 'aime bien...
Beigerber nous trompe depuis toujours. Il aurait voulu être une femme..















beigbeder c'est même pas son vrai corps sur les pubs...