Culture
Un mariage à l'amiable
J’ai passé le week-end dernier en Auvergne, même si le temps était à la pluie trois jours durant, le fait de retourner dans un lieu qui vous est cher est toujours emprunt à une sorte d’excitation particulière…
L’Auvergne : c’est ici que j’ai passé mes plus belles vacances dans la maison de famille où l’on se réunit tous les étés. (3615 mavie).
C’est une maison chargée d’histoires et qui renferme mille et un trésors. Il y a le vieux cahier commencé dans les années 90 où chacun note ses bons plans, il y a aussi les photos. Toutes rangées méticuleusement dans des albums et c’est non sans une certaine émotion que je les regarde attentivement à chaque fois : l’album de mariage de mes parents, celui de mes oncles et tantes, les voyages et d’autres photos dites « collector » que sont celles en noir et blanc de mes ancêtres.
Par ce mauvais temps, j’ai donc fouillé les commodes, fouiné dans les tiroirs, sorti les vestiges poussiéreux et je suis tombée sur une lettre…
Imaginez un vieux papier, une jolie écriture manuscrite, à l’encre un peu passée.
Cette lettre parlait de mariage, elle a retenu toute mon attention.
En la lisant j’ai tout de suite pensé à l’actualité et au sujet évoqué dans notre dernier micro trottoir.
Je l’ai donc recopiée car elle m’a fait sourire. Une lettre d’une entremetteuse, mieux encore une suggestion de prétendant pour une charmante demoiselle auvergnate prénommée Marie Louise. Nous sommes en 1913, un 19 janvier dans une bourgade d’Auvergne.
La voici réécrite grâce à la banalité des touches de mon clavier :
Bien chère madame,
Qu’allez-vous donc penser de moi si je viens vous faire une proposition de mariage pour votre Marie Louise.
Une dame amie est venue me voir aujourd’hui. Elle m’a demandé si je ne connaissais pas une charmante jeune fille pour un jeune de trente ans, taille moyenne, assez beau garçon, sérieux, ingénieur agronome avec douze mille francs d’appointements actuellement mais devant encore augmenter.
Le frère a une grosse situation au crédit foncier à Paris ; le père de ces deux jeunes gens que vous devez connaître est généraliste ;
On leur a proposé plusieurs jeunes filles auxquelles on donnait cinquante mille francs de dot.
L’une pour des questions de caractère et l‘autre pour la santé n’ont pas abouti.
Je crois que ce serait un beau parti pour Marie Louise à tous les points de vue.
Réfléchissez chère madame et dites moi le plus tôt possible votre réponse
En attendant recevez chère madame mes amitiés.
Ps : je ne m’occupe jamais de mariage, c’est une règle pour moi ; on m’a tellement priée quand j’ai parlé des qualités de votre jeune fille que je n’ai pu refuser.
En 1913, les choses étaient plus simples, on avait peut être pas trop à se casser la tête pour trouver un mari qui nous corresponde, on choisissait pour nous et on restait ensemble pour le meilleur comme le pire…
Aujourd’hui Meetic ou encore Match ont pris le relais, bien qu’en perte de vitesse ils sont relayés par notre cher Facebook, les Copains d’avant, On va sortir.com et j’en passe.
Ces sites ont remplacé en quelque sorte les entremetteurs d’autrefois, donnez vos critères on vous trouve un échantillon de prétendants qui soit disant, vous ressemblent…
Qu’en est-il pour vous, jeunes femmes du troisième millénaire à l’heure où vous avez tous les choix possibles, si vous aviez été à la place de cette adorable Marie Louise, vous auriez réagi comment ?
Vous êtes plutôt nouvelles technologies des rencontres ou vous misez sur les valeurs sures pour rencontrer votre soupirant ?
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Les commentaires Posté le 17/06/2008 à 17:56:12 par Carla
je suis totalement d'accord avec toi Carla, l'ame soeur n'est pas cachée sous un pseudo débile, elle est ailleurs, dans notre vie bien réelle !!
Carla, pour faire pousser des salades, soit tu attends que la pluie tombe du ciel soit tu utilises un arrosoir... ça dépend des gens et de la terre et de la situation météorologique :-) En tout cas, cela me donne envie d'aller fouiller le grenier de ma mère-grand!
Rien ne vaut le coup de foudre !
... oui ou le "salut je te présente X, X est ... et .... "
au début on se dit ouais bof bof et puis après on fond et on fall in love !















Il y a suffisamment de mecs biens autour de nous pour ne pas aller les chercher sur le net. je me demande toujours pourquoi ils ont besoin d'utiliser ce moyen de rencontre. Vices cachés ?